Le lundi 12 mai, le président de Colony Capital Europe, Sébastien Bazin, assistait à la réunion mensuelle du conseil de surveillance de Carrefour qui a intronisé Bernard Arnault nouvel administrateur. Avec trois sièges sur neuf au conseil, Blue Capital, la structure commune entre Colony et Arnault, est plus que jamais l'actionnaire de référence du numéro deux mondial de la distribution depuis le retrait de la famille Halley.
Le fondateur de Colony Capital, l'Américain Tom Barrack, n'a pas fait mystère de sa volonté d'accélérer les opérations «100% de l'argent de Colony aura été investi d'ici l'été», a-t-il lancé il y a quelques semaines. Deux milliards d'euros devront donc être placés essentiellement en Europe et aux Etats-Unis. Avec l'endettement, cela donne une force de frappe soudaine de près de 5 milliards d'euros d'acquisitions, dette comprise. Or, par exemple, monter de 10 à 30% dans le capital de Carrefour représente un nouvel investissement de 6 milliards d'euros, à partager à égalité avec Groupe Arnault...
A Carrefour, ce n'est plus l'immobilier qui fait débat, mais Ed, la branche hard discount, toujours sur le marché malgré les dénégations du management. Un habitué de ce genre de dossiers juge Blue Capital trop gourmand. Et José Luis Duran ne semble pas très enclin à se débarrasser d'une enseigne discount à l'aube d'une guerre des prix dans la distribution.
Aujourd'hui, Amaury de Sèze a remplacé Robert Halley à la présidence du conseil de surveillance de Carrefour, dont il était le vice-président depuis 2006. Quelques semaines auparavant, ce financier de 61 ans avait aussi hérité du poste de vice-président du conseil d'administration de Power Corp., la société d'investissement du milliardaire canadien Paul Desmarais. Du beau et gros business pour cet homme à poigne, qui, après avoir dirigé Volvo France, s'était converti à la finance en devenant une des huiles de Paribas, pour ensuite prendre son indépendance avec PAI Partners. La montée en puissance d'Amaury de Sèze à Power Corp. comme au conseil de Carrefour s'explique sans doute par sa proximité avec l'homme d'affaires belge Albert Frère, le grand ami de Bernard Arnault. Voilà José Luis Duran sous la pression de Blue Capital.
Le fondateur de Colony Capital, l'Américain Tom Barrack, n'a pas fait mystère de sa volonté d'accélérer les opérations «100% de l'argent de Colony aura été investi d'ici l'été», a-t-il lancé il y a quelques semaines. Deux milliards d'euros devront donc être placés essentiellement en Europe et aux Etats-Unis. Avec l'endettement, cela donne une force de frappe soudaine de près de 5 milliards d'euros d'acquisitions, dette comprise. Or, par exemple, monter de 10 à 30% dans le capital de Carrefour représente un nouvel investissement de 6 milliards d'euros, à partager à égalité avec Groupe Arnault...
A Carrefour, ce n'est plus l'immobilier qui fait débat, mais Ed, la branche hard discount, toujours sur le marché malgré les dénégations du management. Un habitué de ce genre de dossiers juge Blue Capital trop gourmand. Et José Luis Duran ne semble pas très enclin à se débarrasser d'une enseigne discount à l'aube d'une guerre des prix dans la distribution.
Aujourd'hui, Amaury de Sèze a remplacé Robert Halley à la présidence du conseil de surveillance de Carrefour, dont il était le vice-président depuis 2006. Quelques semaines auparavant, ce financier de 61 ans avait aussi hérité du poste de vice-président du conseil d'administration de Power Corp., la société d'investissement du milliardaire canadien Paul Desmarais. Du beau et gros business pour cet homme à poigne, qui, après avoir dirigé Volvo France, s'était converti à la finance en devenant une des huiles de Paribas, pour ensuite prendre son indépendance avec PAI Partners. La montée en puissance d'Amaury de Sèze à Power Corp. comme au conseil de Carrefour s'explique sans doute par sa proximité avec l'homme d'affaires belge Albert Frère, le grand ami de Bernard Arnault. Voilà José Luis Duran sous la pression de Blue Capital.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire